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日志


10月30日

Identité française

Voici une nouvelle énigme qui prolonge le précédent jeu et s'immisce dans le débat Identité Française à relents pétainiste instauré par nos gouvernants, débat dont tout le monde se fout mais pourquoi ne rien se dire entre nous

 

Je vois deux chansons françaises forcément à citer sur  thème identité française.

Lesquelles ?

NB :  Philippe Autrement, en tant qu'ancien vainqueur tu as droit à un handicap–trop rapide ce mec, Super Topolino sorti de sa bande dessinée- ue ne pourras sévir qu’en 11ème position.

 

Si vous peinez, j'ai prévu des pistes.

à vos neurones amis bloggeurs. JB

 

5月22日

Un film à voir UN MARIAGE DE RÊVE

 

Un film. Une époque. Des gens d’une époque encore en deuil d’une guerre. Le monde fermé d’une dynastie. Le fils de famille qui donne l’impression de vouloir s’en sortir et sa toute récente épouse qui étouffe entre les murs cernant l’espace d’un vaste et dans un passé récent prestigieux château post-gothique comme les anglais en ont construits, une de ces bâtisses où la raideur de l’architecture semble répondre à celle des rapports sociaux et personnels. L’humour –la parole- ne semble là, au bout d’un moment, que pour permettre, au même titre que la chasse, la course au renard et quelques festivités où la noblesse rurale s’offre à la contemplation des paysans oubliés là d’aérer quelque peu la pesanteur de la domination  foncière de cette gentry stratégiquement attachée à la tradition. D’autres personnages : la mère qui, avec acharnement, a assuré la survie de la propriété  et se défie de tout ce qui peut contrecarrer la cohésion et le renom de la dynastie ; le mari, légal propriétaire mais tellement distant des réalités qui regarde tout cela de par derrière le filtre de sa douleur, celle d’avoir perdu à la guerre tant de jeunes gens qu’il a laissés enfouis dans la boue d’une tranchée dans les hauts de Somme, fantômes qui hantent les brumes de sa mémoire douleureuse  ; les filles du couple, évanescentes mais pleines d'esprit et pas nulles mais coincées par le syndrome du moule ; et les autres, dont un maître d’hôtel, personnage équivoque qui compose une espèce de voyou au grand cœur. Ce film évoque l’Altman de Gosford Park. Courez y… courez y vite. Et pardonnez quelques moments où l’auteur semble avoir du mal à choisir entre la farce et le drame ; et puis il a suffisamment de talent pour faire passer. Je vous envie de ne pas encore avoir vu.

Jean Baptiste

 

 

 

 

3月12日

Vu sur TMC

 

C’est un dialogue de film entre une mère et son fils, dans la boutique familiale. Peu reluisant, le magasin. Le fils, c’est Cary Grant, l’immense Cary Grant… vous êtes trop jeunes, tous -ou presque tous- pour mettre un visage sur ce nom… à moins que… bref à la question dit un mien cousin quand ça s’étire. Donc les deux parlent du père, tué dans la Somme en 1916. Ton père était bel homme, a dit la mère.

 

- Tu l’aimais ?

Après un silence où flotte un soupir – ces acteurs, ils font tellement avec si peu.

- Nous étions pauvres… les pauvres n’ont pas de temps pour ça, répond la mère.

On discerne peut être quelque chose, en creux, je dirais, dans cette réplique. Un creux cerné par la masse des urgences vivrières. Un creux désolé, un creux où ne peut croître ce qui constitue l’essentiel d’une vie. Et pourtant nombre de gens qui se sont édifié un piédestal de suffisance intellectuelle et morale à partir d’une confortable assise matérielle trouvent tout ça suspect. D’abord les pauvres sentent mauvais, l’amour est un truc bizarre quelque peu fadasse qui colle aux dents et poisse aux doigts et l’idée même du bonheur est carrément vulgaire.

Les jours où je ne me vois pas en Socrate j’aurais aimé être Boris Vian. J’en aurais dit davantage, avec plus de pertinence et de férocité.

 

Jean Baptiste

3月2日

Séraphine

 
L'actualité -César de la meilleure actrice pour Yolande Moreau- m'impose de publier à nouveau un billet de novembre. Ai je besoin de vous encourager à aller d'urgence voir Séraphine ?
 
 

C’est encore une fois ce sens du merveilleux, merci mon intuition, qui m’a enjoint d’aller voir au Balzac, aussitôt prévenu de sa diffusion, le film Séraphine. Comment s’est installée en moi la certitude d’avoir à frôler pendant deux heures merveilleuses cette problématique du moment où, en un lieu improbable, par une personne imprévisible, va se manifester l’éclosion du génie créatif, je ne saurais le dire ? et pourtant c’est ce qu’offre le film… qui pose à la marge la question de la classification de l’artiste. Ainsi l’œuvre de la géniale et humble servante serait définie comme ‘naïve’ ? faiblesse des mots, sans doute ! mais aussi absence de réflexion sur la multitude des abords du monde. Encore une fois s’agit il de parler des choses, de parler sur les choses… ou d’autre chose ? Séraphine, sans se poser la question, y répond. Elle parle, sublimant le rapport à la nature, l’arbre. Vous comprendrez, quand vous aurez vu, que c’est par son ‘Arbre de vie’ que je vous propose de courir au Balzac voir le film éponyme puis dans la même foulée admirer ses toiles exposées au musée Maillol.

 

 

 

Un arbre

Avec ses radicelles qui plongent dans un humus fécond

Investissent l’espace en un tronc glorieux de farouche énergie

Font surgir à la lumière des myriades de feuilles et de grappes

Portées jusqu’à un zénith azur au-delà duquel, dans l’ombre épaisse retrouvée

Le cycle peut se perpétuer.

 

Jean Baptiste

 

 

 

 

12月16日

Katiusha

 

 

Ce présent servira d'introduction à ma présentation des ouvrages de Boris Akounine

L'amant de la mort

et

La maîtresse de la mort


         

 

Je suis un rat de bibliothèques... donc périodiquement il me semble avoir tout lu, ou encore que tout  a été écrit, voire que j'ai tout lu de ce qui peut m'intéresser. Et pourtant je fais encore d'étonnantes rencontres. Je vous propose en conséquence, familiers de mon blog, de découvrir mon dernier enchantement de lecteur assidu. JB
 
Ce billet a pour propos de vous recommander un auteur que j'ai récemment découvert. J'ai tant lu... j'ai accumulé tant de références. Pour l'occasion je vous donne à découvrir un double roman qui dans sa prosaïque prose propose à chaque détour un incipit d’un poème à écrire. Il n’y a pas de hasard, disait le grand Jacques (Lacan, si vous me suivez). J’accepte l’augure de cette énonciation. Ce n’est pas par hasard que je suis tombé sur le grand Boris Akounine. Je vous livre. Il parle de Moscou et de Saint Petersbourg. La période de référence est 1900.

« Moscou, la ville des rêves, à jamais recluse dans un couvent et  que son souverain volage et capricieux a répudiée pour une froide intrigante au regard ophidien   -c’est de Saint Peterbourg qu’il s’agit en second-

ou bien ;

l’héroïne est une jeune fille qui veut accomplir un destin :

« Je suis (serai) Colombine, l’étourdie et l’imprévisible, soumise au seul caprice de mon humeur fantasque et au souffle du vent changeant »

sachant que toute éternité l’immense majorité des femmes n’a jamais eu qu’un sort si raidement décrit :

 « qu’y avait il dans la vie qu’on pût trouver beau ? Epouser un inspecteur des impôts, faire des gosses et passer soixante ans assise près du samovar, une charlotte sur la tête ? »

et encore, pour  narguer ceux qui résistent encore à mon appel  :

« D’une vie trop terne et fortuite, j’ai fait (je ferai) un tumulte sans fin » interdisant au doute

et pour finir, mais vous en jugerez vous-même si vous suivez mon impulsion

« Devenir aérien papillon, tout palpitant de ses ailes irisées et ne plus penser à l’automne »

Il faudrait être de souche médiocre pour ne pas apprécier la grandeur d’un personnage créé de toutes pièces sur le quitus de son appétit à vivre et en trois lignes fixé par le génial littéraire géniteur en une pâte d’une densité dont j’ai peu d’exemples à fournir si ce n’est dans Stendhal –un peu démonstratif- Robert Merle –plus verbeux- voire l’Aragon –bien sûr !- d’Aurélien. Je dirais encore à l’avantage de Boris, qu’il ne s’agit pour l’auteur que d’un roman ‘policier’, ‘d’aventures’ voire ‘de cape et d’épée’ ou même ‘onirique’ –joli mot.

PS : la lectrice -ou le lecteur... il ne doit pas y en avoir que pour les femmes, nom de ddjjieu !- découvrira au fil de sa découverte que la liste des citations  n’est pas close.

Les lectrices gagneront peut être à commencer par le deuxième. Je fais cette annonce sans une once de sexisme.

 

 

Jean Baptiste