Jean Baptiste L... 的个人资料Espace perso de Manetta照片日志列表更多 工具 帮助

日志


9月24日

Variations sur le bonheur

 

J'ai joint ces deux documents pour illustrer mes variations sur le bonheur.

 

Variations sur

Le bonheur

 

Une émission radiophonique dédiée au bonheur l’autre jour, à France Inter. Il y était question si j’ai bien compris d’un essai sur l’évolution historique ou culturelle de la conception du bonheur. Pour finir, peu satisfait de ce qui était dit et de ma capacité à envisager la chose. Comme il  traînait dans mon esprit des reliefs mal digérés

_ l’idée du bonheur est une idée neuve en Europe, Saint Just

ou

_ le bonheur, mais c’est une idée vulgaire (une réplique de film à propos du ‘du bonheur et rien d’autre’ Paul Eluard

- on ne fait pas le bonheur d'un peuple contre sa volonté

_ et d’autres encore ; à relire ‘propos sur le bonheur ?

 j’ai fait comme tout le monde dans un cas pareil fait … j’ai ouvert le ‘petit Robert’

et j’ai lu

Bonheur : Etat de complète satisfaction, de plénitude

définition qui m’a laissé le bec dans l’eau du doute des facultés humaines à traduire complètement un embryon de complexité dans toute sa plénitude. Ouf ! c’est dit !

Pendant un temps je me suis laissé aller sur le thème ‘le bonheur, c’est vulgaire’. J’étais en courses et je m’étais arrêté pour cueillir des noix fraîches sous un noyer qui les dispense –d’habitude c’est au mois d’octobre- sur la voie publique en songeant au bonheur qu’aurait ma douce à les déguster à midi. Elle adore ça. Tout en cueillant –tout heureux, la récolte était bonne- je me laissais aller à l’évocation d’un gros garçon bien gras faisant des bulles de salive dans un état de satisfaction quasi végétative et je trouvais tout ça pas trop exaltant. Je parle bien d’un garçon… je ne suis pas sexiste, mais j’ai trop de respect pour… bon… je m’égare… en tout cas, gras ou maigre… plutôt gras quand même mais je confirme, un garçon, et c’est tout ! mais un peu replet quoi, avec un peu de crème anglaise qui mousse au coin de la bouche, si vous voulez savoir… vous n’imaginez pas une… bon je m’égare encore.

Puis je suis rentré, les poches pleines de noix et le sourire aux lèvres.

C’était l’heure des informations de la matinée. Le CAC 40 était annoncé très à la hausse par le spécialiste de la radio. La satisfaction du bonhomme éclatait ; ça se sentait à ses seules intonations. A la limite, il aurait pu se passer de paroles parce que je pouvais très bien l’imaginer faisant comme le loup de Tex Avery quand le petit chaperon rouge apparaît sur la scène accompagné d’une musique lascive… vous voyez ce dont je parle. Bon ! je pouvais m’estimer heureux. L’actualité n’illustrait-t-elle pas en réel et à mon bénéfice cet ‘état de complète satisfaction, de plénitude’ ? J’étais soumis à tant se sensations que, tant pis, je ferai là une petite digression. La hausse du CAC 40 étant manifestement liée à celle du chômage, on pourrait se livrer à une petite variation sur le thème ‘le bonheur des uns… etc...’ et là les images à évoquer ne sont pas les mêmes mais vous avez  la sagacité et la réserve de souvenirs cinématographiques nécessaires sachant que là on n’est plus dans le registre du vulgaire.

Bon ! je suis un peu à court. Je m’arrête. Peut être que quelqu’un relancera l’affaire. J’attends vos commentaires… des biens sentis, hein… qui contribuent au débat ! pas seulement des ‘bof’ ou ‘nul’ ou même ‘génial’ ni même ‘où vas-tu chercher tout ça JB ?’ ou même… allez… à la revoyure… de mon coté je mijoterai quelque chose.

J’allais m’arrêter trop tôt. Je viens juste de me caler devant la télé. On peut y voir des gens, le torse caparaçonné comme celui de homards habillés de bleu sombre en train d’en pourchasser d’autres en habits moins caractéristiques (ou mode si vous voulez) si j’ai bien compris habitants d’une ‘jongle’. Les ‘homards bleus’ semblent tout à leur affaire, dans un état apparent de ‘complète satisfaction… de plénitude’. Le journaliste parle d’eux en les appelant ‘forces de l’ordre’ et là je me dis que je rouvrirai mon dico parce que pour d’autres pays le même parle de ‘forces de répression’ et que ça m’a l’air d’être tout à fait la même chose (à moins que ce ne soient des concepts). A ce moment de mes réflexions un doux fumet perce de sous la porte de la cuisine… une puissante sensation m’envahit… un vrai bonheur. Allez ! saluti. Jean Baptiste

 

J'ajoute dans le corps du texte un apport de Bulle. J'aimerai tant ajouter d'autres contributions.

 

Le bonheur comme le CAC 40 est effectivement soumis à des variations , des hausses , des baisses , il peut même y avoir un crash , un crack , une déconfiture , une reprise ...un tas de trucs qui me font penser que c'est loin d'être un état . Je le vois plutôt comme une vibration , une onde difficile à capter . Les meilleures antennes pour le faire étant nos sens . Il est passé par ici (sous la porte de la cuisine ) il repassera par là ( n'est-il pas à l'intérieur d'une noix ?)
 
Le bonheur du justicier sans doute... c'était quelque part au delà du Mississipi... du temps de la loi  de Lynch à qui le monde civilisé doit peut être cette belle citation :
On lui fera un procès et on le pendra.
 
1月29日

Circulez, y a rien à voir...

 

Pourquoi ?

L’enfant demande

Pourquoi ?

Pourquoi le soleil…

Pourquoi la lune…

La rosée et le vent

Les bateaux qui flottent sur l’eau ?

Parce que !

Répond l’adulte.

 

Jean Baptiste

1月1日

2009 bon cru j'espère

Pace e saluta a tutti... Meilleurs voeux pour cette année qui pointe le nez et comme dit une chanson que j'aime
Buvons, buvons à l'indépendance du monde .
 
 
Jean Baptiste
12月13日

Effets durables d'un long vol d'onde à Saint André des Alpes

 
 
 
 
 
E oh papé... reste avec nous !
 
 
 

Nostalgie, nostalgie... lait évanescent de la mémoire en déroute

Pain perdu.

Je flottais à quinze centimètres du sol

C’était à Saint André,

les Alpes.

Les filles me souriaient,

Les blondes, les brunes... et les rousses aussi.

Au coiffeur je commandais

« Une coupe au rasoir... à la Marlon Brando ».

Les fleurs poussaient sous mes pas.

Le soir, au bistrot, les copains

« JB une chanson...  JB une chanson...  JB une chanson... »

Illusion ! Ah ! illusion... fol effluve du désir

Doux amer à la source.

Je salue la demoiselle, soulevant ma casquette,

Le soleil fait briller mon crâne.

Merde ! Deux fois !

Elle répondait au sourire d’un autre ; plus jeune.

Tant pis ! Rêver dit-il !

Demain je donnerai le la aux quatre vents

pour un bal de fleurs et d’abeilles,

J’aurais droit à un coup de chapeau du soleil.

En avant la musique !

Ce soir, au bistrot, les copains,

« JB une chanson...  JB une chanson...  JB une chanson... »

Ce matin un enfant m’a dit « bonjour »

Puis,

« Maman il est gentil le monsieur...

il ressemble à Papy »

 

Jean Baptiste Lucchini

11月27日

Dits des nuages

 
vélivole.JPG
 
 
Le dit du stratus

 

Ma lourde nuque dort écrasée de soleil.

Sortez damiers et sabliers

Au fond de vos repaires enfumés.

J’userai votre espérance

Passant et repassant mon rideau grisâtre

Sur la campagne détrempée.

Je n’en finirai mie de vous désespérer

Sous vos ailes trop tôt déployées.

Je suis le stratus, jamais épuisé.

Patientez je dis patientez !

 

 
Le dit de l'alto cirrus
 

Je suis trop haut pour vous

Qui foulez l’herbe de vos genoux.

Ne tentez pas de tirer ma barbichette !

Juché sur la ronde épaule de l’onde violente et molle

Je serai votre désir inassouvi.

De dessous ma casquette  j’ajuste d’un œil outré

Les orbes des fusées.

Je suis hors de votre portée

Vous dis je !

 

 

Le dit du cirrus

 

Moi le Cirrus

Insolente houppette

Œil d’azur

Je suis l’annonciateur.

Bouclez vos ailes.

Voilà ce que je dis !

 

Le dit du  cumulonimbus

 

Colonne vertigineuse

D’eau de vent et d’éclairs mêlés

Moi le Cumulonimbus je tonne

Sourcils froncés

De par ma colonne altière

De par la barbe de Zeus mon maître

Qui m’habille dans ses plis lumineux

Je vous mets en garde

N’importunez plus mes hôtes

Les Aigles

Ou je vous foudroie

Ephémères humains

Sous vos dérisoires machines.

 

 

Le dit du cumulus

 

Levez le nez

Admirez nous

Ronds légers floconneux féminins

Fessus mamelus dodus

Blancs ou dorés du soleil des monts

Ballant sur un air de Django

Autre fils du vent

Pour vous vélivoles

Nous lévitons

Des rues impalpables dans le ciel.

 

 

 

Jean Baptiste

11月25日

La vrille à plat

 
 
 
 
 
 
 
 
 

La vrille à plat. Monstre d’incident de vol, expériences,  racontars ! Mais c’est toujours le copain du copain qui volait sous l’aile du copain. Et c’est aujourd’hui votre hantise ! Visions catastrophiques ! Aérienne goule avaleuse d’ailes en loques ! Dégoulinantes en spirale ! Parois râpeuses ! Et pour finir, rapelapente et cassetaplane, crakabadabang, bonhomme momie, fiche d’hôpital bourrée de termes ès pathologie traumatique, nourrissage entubé. Le pied, quoi !

Y a-t-il un remède ? Voler plaisir, c’est voler fin, sentir la masse d’air ; c’est titiller Eole taquin tenté de faire la nique à l’aérodynamique. Cruel dilemme : plaisir ou sécurité ? Question à la buse  qui enroule dans un bonheur d’ascendance. ‘Buse jolie buse, kesaco de la vrille à plat ? La vrille à plat ? connaît pas, moi ! peut être les bourdons font ça... ou les patates’. Et vous vous sentez patate, au décollage, ce jourd’hui, l’envie au bout des dents et la trouille au fond de la culotte ! Trop causé de la bête mythique ? résultat : tête prise, bouche de cellulose et jambes de laine. Conditions idéales pourtant. Prévol, décision. Vous êtes maintenant accroché au bord du tremplin. MAVIE, décollage, premiers virages, zonage sur le dynamique, attention max à tout mollissement d’un lobe. Mais ça se passe au petit poil ; et pareil pour les vols suivants. Et au fil des essors vous oubliez ; c’est la vie ! 

Et puis un jour elle se manifeste, la fatidique. Ça mollit à gauche, ça vire, ça plonge. Coeur au bord des lèvres, bas-ventre liquéfié. Que faire ? pourquoi contrer ? tout le monde a déjà contré, sans succès. Alors, analyse d’urgence. Discernement, sang froid, malgré la raideur des épaules, la sueur dans les yeux. Éclair de lucidité dans la tête brouillée. Plutôt accompagner le faux virage ! un geste ! vous tirez la barre et plongez dans le coin bas du trapèze. Bien vu... c’est gagné ! l’aile semble revenir en intimité avec l’air. Pigé ; récupération énergique et coulée au centre de la barre, et vous rendez une ligne de vitesse. Ouf ! à nouveau en vol symétrique.

Petit veinard, vous vous en tirerez sans casse, cette fois, loin du relief et pas mal de gaz sous votre intrados. Sinon, à engager une vrille à plat, trop lent, et à deux poils de dents d’une falaise, alors qu’en front chaud les nuages développent tous azimuts, quoi que vous fassiez, vous avez droit au retour au début du chapitre !

Le pied, quoi !

 

Jean Baptiste